Lorient Océans 2026 : Bénabar, “un concert festif et joyeux”
Le compositeur et interprète Bénabar place son nom en haut de l’affiche du festival Lorient Océans avec un concert programmé le vendredi 26 juin à 21h et des premières parties dès 18h30. Une belle étape dans la tournée du chanteur qui a sorti son 11e album en début d’année, Le soleil des absents.
Vous êtes en tournée pour présenter ce nouvel album ?
Oui, mais pas seulement, je ne joue que quelques titres de cet album. Je conçois davantage cette tournée comme un best of de ma carrière, avec des cuivres, une dizaine de musiciens sur scène : ce sera très festif. J’ai envie de proposer un spectacle, je suis obsédé par l’idée de divertissement, mais avec un côté artistique. Pour cette tournée, j’ai souhaité mettre en route une grande production, joyeuse et nombreuse !
Après plus de 30 ans de carrière et 11 albums, où puisez-vous encore votre inspiration, votre envie de chanter et de raconter des histoires ?
Brassens a dit : chaque auteur aborde cinq thèmes dans sa carrière. J’ai 56 ans, et je ne traite pas ces thèmes de la même manière qu’à 25 ans. Finalement, mon répertoire est nombriliste : quand j’ai eu des enfants, j’ai fait des berceuses, quand j’ai eu une maison, j’ai évoqué la campagne… C’est cette évolution que je raconte : on avance ensemble avec les techniciens, les musiciens, et le public. Je creuse le même sillon, celui du quotidien. Je cherche la poésie là où elle n’est pas : je trouve plus poétique une brosse à dents qu’un coucher de soleil.
C’est aussi là que réside votre talent : dans la capacité à raconter des histoires à partir de petites choses, de scènes du quotidien, tout en maniant l’humour. Et c’est peut-être aussi ce qui touche autant votre public ?
Dans le titre Trois jours, trois nuits, je parle d’une femme qui part, et de son mari qui l’attend. C’est une histoire assez banale, mais ce qui m’a passionné dans l’écriture, c’est de situer cette scène dans la cuisine, avec les enfants qui ont leur propre interprétation. Et je crois que la poésie peut être drôle : c’est pour moi une erreur de vouloir y associer la tristesse ou le sérieux. Le décalage c’est aussi de la poésie, une manière d’aborder la vie et de prendre du recul sur soi-même. Un peu de distance, un peu d’humilité. Faire rire les gens, c’est un plaisir ! Mais il est plus difficile d’écrire une chanson drôle qu’une chanson triste…
Et la Bretagne ? Ce n’est pas la première fois que vous y venez. Et c’est une région que vous semblez apprécier.
La Bretagne est étonnante, singulière. Je connais surtout le Finistère : Saint-Pabu, Brest. Je suis très heureux de revenir, et de découvrir d’autres régions comme celle de Lorient, ouverte sur la mer. J’ai redécouvert l’océan lors de mon récent voyage à Saint-Pierre-et-Miquelon : une véritable révélation ! J’avais un besoin de bout du monde, et cela a dépassé mes attentes : tout le monde vit de la mer, elle est omniprésente. Alors j’ai cette chanson pour vous, Lorientais : Les Mayous, écrite là-bas. Parce que je vous le dis : les gens de Saint-Pierre-et-Miquelon sont de vrais marins. Je pense que cela va vous parler !
Bénabar, un concert festif et joyeux
VENDREDI 26 JUIN 21H
LORIENT OCÉANS DU JEU 25 AU DIM 28 JUIN
lorientoceans.fr
